COLLÈGE
L’échec naquit de l’uniformité
Un nombre relativement important d’élèves entre en 6ème sans maîtriser les fondamentaux (lecture, écriture, modes opératoires)
nécessaires aux apprentissages du collège. Quelques heures de soutien, dispensées par des enseignants qui n’ont pas été formés à l’enseignement de ces fondamentaux, ne peuvent combler ces lacunes.
D’autres élèves n’ont que peu d’intérêt pour l’enseignement général, seul dispensé au collège.
Résultat,
des élèves s’enfoncent dans l’échec scolaire
, “décrochent”, s’enferment dans la passivité ou trouvent un exutoire dans l’indiscipline, l’agressivité ou la violence. Des élèves moyens ne peuvent pas progresser et se découragent.
Le collège unique a donc échoué. La majorité des élèves (pas seulement ceux en échec) et des enseignants en subissent quotidiennement les conséquences.
LES RAISONS DE L’ÉCHEC
Conçu en 1975 par la loi “HABY”, le “collège unique” devait prendre en charge
tous les élèves d’une même classe d’âge, dans les mêmes établissements mais par
une prise en charge diversifiée.
Cette nécessaire diversification fut ensuite rappelée dans la loi d’orientation de 1989.
Mais à l’inverse, cédant à
l’idéologie égalitariste de certains et par volonté d’économies budgétaires, les gouvernements successifs ont organisé la suppression systématique de toute modalité de diversification
.
Le “collège unique” s’est alors progressivement transformé en collège uniforme, rejeté par un nombre croissant d’élèves et d’enseignants.
Depuis trente ans,
les problèmes les plus graves auxquels le collège est confronté ont été soigneusement éludés. Les ministres se sont contentés de distribuer quelques heures de soutien et de mettre en place une succession de dispositifs alibi, tout aussi inefficaces les uns que les autres
.
DE GRAVES CONSÉQUENCES