Alors que le collège accueille la quasi-totalité des élèves d’une classe d’âge à l’issue de l’école primaire, dans un contexte social et éducatif de plus en plus difficile, l’empilement de réformes successives n’est pas parvenu à réduire sensiblement l’échec scolaire.
Si les causes de ce constat sont diverses, la principale réside dans la suppression de la prise en charge véritablement diversifiée des élèves qui a transformé le collège unique en un collège uniforme.
Or, les élèves ont des personnalités très diverses, influencées par le contexte dans lequel ils vivent. Certains sont en situation de rejet complet du système éducatif et ce ne sont pas les quelques mesures du socle commun qui sont susceptibles de les faire changer d’attitude et de leur permettre de combler les graves lacunes constatées.
Les deux principales mesures que nous préconisons consisteraient à créer des classes semi hétérogènes en 6e, le temps de combler les principales lacunes, et de classes de 4e découverte professionnelle 6 heures implantées en lycée professionnel pour les élèves volontaires qui y conserveraient le statut de collégien, jusqu’à l’âge de 16 ans, leur permettant de revenir dans une classe « ordinaire » de collège si la découverte des formations professionnelles ne correspond pas à leurs attentes.
Nous instaurerions alors un véritable “droit à l’essai” permettant aux élèves de vérifier “in situ” leur motivation réelle ou non pour les formations professionnelles tout en se ménageant une possibilité de retour.