« Ce rapport arrive au bon moment, à un moment où il est question de la difficulté des métiers, j’en veux pour preuve la palme d’or décernée l’an dernier au film ‘Entre les murs’ de Laurent Cantet et dans un contexte particulier de non-renouvellement des postes. La revalorisation pourrait en être la contrepartie », indique vendredi 30 octobre 2009 Dominique Le Mèner (UMP) en présentant à la presse son rapport pour avis centré sur « la revalorisation du métier d’enseignant ». Le document établi au nom de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation de l’Assemblée nationale est le fruit de seize auditions menées par le député de la Sarthe auprès d’acteurs variés du monde éducatif.
« Luc Chatel a prêté une oreille attentive aux propositions », fait savoir le rapporteur. Le ministre de l’Éducation nationale s’est exprimé mardi 27 octobre à l’Assemblée nationale, indiquant que 198 millions d’euros seraient consacrés en 2010 à la revalorisation du métier enseignant.
La revalorisation peut permettre d’augmenter l’attractivité du métier mise à mal depuis plusieurs années, estime le député. « Le nombre de candidats présents aux concours externes et à la troisième voie pour l’agrégation et le Capes/Capeps a baissé respectivement de 33 % et 36 % entre 2005 et 2009 », indique-t-il.
Parmi la dizaine de mesures présentées dans le rapport, figure « l’incitation à améliorer la performance des enseignants en versant des rémunérations complémentaires à ceux dont l’action pédagogique est jugée exceptionnelle ». « Cette mesure mise en place avec succès dans 15 pays membres de l’OCDE ne convainc cependant pas les syndicats », reconnaît Dominique Le Mèner.
Interrogé sur la réforme de la formation des enseignants, le rapporteur estime que certaines de ses propositions répondent aux attentes des syndicats en la matière, citant « la prise en compte de l’affectation des néo-enseignants dans les zones difficiles » et « l’accompagnement des enseignants ».