oct 29

Le 21 octobre, Xavier DARCOS a donné une conférence de presse au cours de laquelle il a fait le point sur la réforme du lycée. Après les annonces plus contradictoires les unes que les autres, nous y voyons enfin un peu plus clair. Au moins pour ce qui concerne la nouvelle 2nde. Car le cycle terminal semble pour l’instant “en attente”.

Plus qu’une longue explication, voici à quoi devrait donc ressembler la future classe de 2nde (horaire total hebdomadaire de 30h).

Les enseignements généraux comprennent (total hebdomadaire de 21h) :
- Français
- Mathématiques
- Histoire Géographie et Education Civique
- Sciences expérimentales
- Langues vivantes (1 et 2)
- EPS

Les 4 modules au choix comprennent (total hebdomadaire de 6h) :
- Humanités
- Sciences
- Sciences de la société
- Technologie

Enfin, l’accompagnement obligatoire (soutien / orientation) représente 3h hebdomadaires.

NOTRE ANALYSE

Aujourd’hui, on fait le constat d’une (ré)orientation trop importante en fin de 2nde. Les causes ne sont pas bien mystérieuses : orientation plus ou moins réussie (forcée ?) en fin de 3è - méconnaissance des filières du cycle terminal - choix des enseignements de détermination individuels par “suivisme” (pour aller dans le lycée le plus proche / pour rester avec les copains de 3è etc.).

On pourrait donc penser que l’idée d’une sorte de “recentrage” des options (modules) en milieu de 2nde serait une bonne chose et éviterait d’attendre un an pour dresser un constat d’échec et se réorienter.

Commme de nombreuses idées, elles seraient parfaites dans un monde virtuel… Mais la déclinaison réelle des concepts avancés n’ira pas sans poser plusieurs problèmes ou questionnements :
- Charge de travail supplémentaires pour tous les personnels dans les établissements (conseil semestriel et procédure d’orientation).
- Complexité accrue dans l’organisation des emplois du temps des personnels et des classes si les 4 modules ne sont pas choisis dès l’entrée en 2nde (ce qui dans ce cas ne résoud en rien la problématique initiale).
- Risque potentiel d’arriver à une annualisation de l’année pour les personnels.
- Quelles solutions pour les élèves en échec scolaire majeur au lycée dès le bilan semestriel ?

On le comprend aisément : en choisissant de s’attaquer aux conséquences du problèmes, plutôt qu’aux causes, le ministère va probablement accoucher une souris. Souris qui grignotera cependant un peu plus les conditions de travail des personnels, des équipes de directions aux enseignants.

Pour nous, avant de se préoccuper du redécoupage de l’année de 2nde, il y aurait probablement davantage matière à inscrire à l’ordre du jour des préoccupation ministérielles le noble projet d’un système éducatif plus performant en terme d’acquisition des savoirs fondamentaux (et non pas encore et toujours d’économies budgétaires). N’oublions pas qu’on voudrait mettre en place des heures de soutien en 2nde pendant qu’on supprime une demi-journée de cours à l’école primaire et que de fortes menaces pèsent sur les RASED (dispositif permettant une prise en charge individualisée des difficultés à l’école primaire)…

oct 20

80.000 personnes ont défilé dimanche à Paris, sous le soleil et dans la bonne humeur, pour demander au gouvernement d’investir dans l’éducation à l’heure de la crise, au lieu de supprimer des postes.

De la place d’Italie à la Bastille, une majorité d’enseignants, des étudiants, des lycéens et des parents d’élèves de la FCPE ont manifesté, à l’appel de 47 organisations, pour que l’éducation “reste une priorité”. “Investir dans l’école, c’est l’avenir”, “Non à la casse du service public d’éducation”, “Banques ou éducation, j’ai choisi !”, tels étaient les slogans résumant ce mot d’ordre. “Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance”, pouvait-on lire aussi sur les tee-shirts de manifestants attribuant cette phrase au président américain Abraham Lincoln.

La mobilisation survient quelques jours avant l’examen à l’Assemblée le 4 novembre du budget 2009 de l’Education, qui prévoit 13.500 suppressions de postes, après 19.700 au total en 2007 et 2008.

Défilant juste après le carré de tête de la manifestation, les maîtres des Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) étaient venus nombreux pour protester, aux cris de “Rased, vivants!”, contre les 3.000 suppressions de postes les concernant annoncés pour 2009. Ces “Rased” de primaire (écoles maternelles et élémentaires) n’aideront plus les écoliers en difficulté comme aujourd’hui mais seront réaffectés devant des classes entières.

Un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France montre que 69% des personnes interrogées jugent la mobilisation “justifiée”.

oct 17

Les élections professionnelles servent à déterminer la représentativité de chaque syndicat dans l’Education nationale. Et à partir de ces résultats, la composition des différentes commissions paritaires pour les 3 années à venir (CAPA, CAPN).

Chaque syndicat digne de ce nom dépose des listes (obligatoirement complètes) de candidats (nombre fixé par l’institution en fonction du nombre de sièges à pourvoir dans chaque commission), pour se présenter à ce scrutin.

Sont électeurs tous les personnels titulaires. Les listes électorales doivent d’ailleurs être actuellement affichées dans chaque établissement pour que chacun puisse vérifier qu’il est bien électeur pour ce scrutin. Nous vous invitons à effectuer cette vérification, pour pouvoir voter et ainsi vous exprimer le 2 décembre prochain.

Si l’élection a lieu le 2 décembre, le dépôt des listes de candidats était fixé, quant à lui, au plus tard le 7 octobre. Pour l’académie de Nancy-Metz, nous avons déposé :
- une liste “certifiés”,
- une liste “PEGC”,
- une liste “EPS”,
- une liste “1er degré” pour le département des Vosges.

Et au plan national, nous avons déposé des listes dans toutes les catégories de personnels.

Concrètement, le 2 décembre, chaque électeur votera 2 fois (à la seule exception des PEGC),
- une fois pour l’élection à la CAPA de son corps de recrutement,
- une fois pour l’élection à la CAPN de son corps de recrutement.

Nous remercions dès à présent toutes celles et tous ceux qui ont permis ces dépôts de listes, en souhaitant figurer sur celles-ci.

oct 17

Une revalorisation au 1er octobre 2008 de 0,3 % du point d’indice fonction publique (soit pour l’année 2008 + 0,8 %), a fait l’objet d’un décret présenté en Conseil des ministres, mercredi 1er octobre 2008, par Éric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.

La valeur annuelle du point d’indice est ainsi fixée à 54,8475 euros et le montant de la rémunération minimale mensuelle porté à 1.325,48 € euros brut.

oct 17

En ce début d’année scolaire, de nombreux collègues prennent connaissance de leur nouvelle note pédagogique, suite à une inspection réalisée l’an passé. Si vous êtes dans cette situation, ou si vous voulez tout simplement savoir comment se situe votre note pédagogique par rapport à votre échelon, voici, ci-dessous, le détail des grilles cibles par corps et par échelon.

Pour chaque échelon, vous trouverez, dans cet ordre, la note MINI / la note MOYENNE / la note MAXI.

PLP CLASSE NORMALE

5è échelon : 37,5 / 40,8 / 43
6è échelon : 39 / 42,4 / 45
7è échelon : 42 / 44,5 / 47
8è échelon : 43,5 / 46,6 / 49
9è échelon : 45 / 48,7 / 51
10è échelon : 48 / 50,6 / 53
11è échelon : 49,5 / 52,4 / 54

PLP HORS-CLASSE

1er échelon : 43 / 46 / 48
2è échelon : 44 / 48 / 50
3è échelon : 46 / 50 / 52
4è échelon : 49 / 53 / 55
5è échelon : 51 / 55 / 57
6è échelon : 53 / 57 / 59

CERTIFIES OU Profs EPS CLASSE NORMALE

1er, 2è, 3è, 4è échelon : 32 / 39,5 / 47
5è échelon : 33 / 40,5 / 48
6è échelon : 34 / 41,5 / 49
7è échelon : 35 / 42,5 / 50
8è échelon : 36 / 43,5 / 51
9è échelon : 38 / 45,5 / 53
10è échelon : 40 / 47,5 / 55
11è échelon : 42 / 49,5 / 59

CERTIFIES OU Profs EPS HORS-CLASSE

1er échelon : 36 / 43,5 / 51
2è échelon : 37 / 44,5 / 52
3è échelon : 39 / 46,5 / 54
4è échelon : 41 / 48,5 / 56
5è échelon : 43 / 50,5 / 59
6è échelon : 44 / 51,5 / 60