juil 26

Xavier Darcos se réjouit du succès de l’expérimentation de la “reconquête du mois de juin” et souligne la nécessité de la généraliser pour la prochaine session du baccalauréat. Ce dispositif recouvrait cette année deux séries de mesures concernant l’organisation du baccalauréat :
- dans toutes les académies, les épreuves du baccalauréat ont été repoussées d’une semaine ;
- dans 15 départements pilotes (les académies d’Amiens, Besançon, Dijon, Rouen, ainsi que les départements de la Lozère et du Vaucluse), une nouvelle organisation des épreuves des baccalauréats général et technologique a été mise en place à titre expérimental. Par ailleurs, les dates des conseils de classes de 2nde et 1ère ont été repoussées fin juin.

Le ministre de l’Éducation nationale en dresse un premier bilan:
- gain effectif de deux à trois semaines de cours.
- taux de présence des élèves compris entre 60 et 80% ; celui des professeurs approchant 100%.
- déroulement matériel des épreuves dans les meilleures conditions (plus grand nombre de centres d’examens). - expérimentation de formes plus dynamiques de correction (correction en atelier par exemple, en accord avec les professeurs et souvent à leur initiative) et revalorisation de la rémunération des correcteurs (5 euros par copie).
- utilisation plus efficace de l’argent public (chaque semaine de cours au lycée coûte 250 millions d’euros aux contribuables).

Notre commentaire. Nous dénonçons chaque année au collège surtout, mais également au lycée, plusieurs semaines de “garderie éducative” après les conseils du mois de juin, alors que les décisions d’orientation sont établies et les notes arrêtées. A peine une moitié des élèves sont présents. Il n’ont plus ou très peu d’affaires scolaires. Et n’évoquons même pas la perspective d’un éventuel travail à la maison… Nous ne pouvons donc que nous réjouir d’une tentative ministérielle de modifier ce contexte actuel, totalement inefficace et couteux. Alors qu’il y a tant à faire, avec ou sans présence d’élève (et en particulier dans l’optique de la préparation de la rentrée suivante). Mais, une fois pour toute, que le ministère renonce au double langage habituel : soit les cours durent effectivement jusqu’au 30 juin (et dans ce cas, les enseignants et les élèves doivent tous être présents jusqu’à cette date, et avec tous les “outils de travail” du reste de l’année). Ou bien, on reconnaît un temps nécessaire pour la gestion de la fin de l’année scolaire (examens, orientation, préparation de la rentrée suivante, etc.). Et dans ce cas, le ministère décide que les élèves sont “en vacances” 2 semaines plus tôt que les enseignant pour toutes ces missions particulières. Nous ne voudrions surtout pas que cet affichage d’une “reconquête du mois de juin” se traduise par des réunions tardives à n’en plus finir, voire pas un nouveau “report” de la période des vacancesz estivales sur le mois de juillet, ou (entre autres) par des corrections “à la hussarde” et dans l’urgence de copies d’examen, mettant en cause l’attention à accorder à chaque élève et donc la qualité de notre travail et la valeur des examens.

juil 16

La phase d’ajustement vient de se terminer. On peut donc maintenant en tirer les premières conséquences.

1. Des conditions globalement moins bonnes. Outre les besoins annuels des établissements pas forcément tous connus au moment du déroulement de la phase d’ajustement, l’augmentation des heures supplémentaires à attribuer aux collègues titulaires dans les établissements implique une baisse des besoins annuels des établissements. Dit autrement, là où un besoin de 6h dans une discipline existe, il faut d’abord “distribuer” 2 ou 3 HSA aux titulaires de l’établissement avant de pouvoir demander un moyen annuel qui sera alors seulement de 3 ou 4 h…

2. Ceci cumulé à l’interdiction de faire apparaître comme “poste à l’année” tout moyen inférieur à 15h hebdomadaires (dans la plupart des disciplines), il en résulte beaucoup moins d’affectations possibles à l’année. Ou alors avec des affectations partagées entre plusieurs établissements, alors que d’autres besoins seront localement assurés par des HSA… Pour le rectorat, en application des instructions (et moyens !) ministériels, il faut d’abord utiliser des HSA avant de faire appel à des moyens provisoires annuels. On était plutôt dans une logique contraire jusqu’à présent…

3. L’interdiction de faire apparaître comme poste à l’année tout besoin annuel inférieur à 15h implique que de nombreux collègues voient leur affectation devenir officiellement un “rattachement administratif”. Pour le rectorat, cela présente 2 avantages potentiels : pouvoir compléter les 14h (ou moins) par d’autres besoins provisoires dans un établissement voisin (besoins qui apparaîtraient d’ici la rentrée). Ou à défaut de faire apparaître des heures de “suppléances de courtes et moyennes durées” à assumer “sur la ZR”. Non pas que les collègues risquent d’être appelés dans d’autres établissement ponctuellement lorsqu’ils sont aux alentours de 14h déjà annuellement “fixées” dans l’établissement de rattachement, mais bien qu’ils pourront être appelés sur place, dans le cadre du protocole de suppléances courtes dites “De Robien“, en interne, dans l’établissement…

Notre commentaire. Ne nous voilons pas la face : il s’agit là clairement de nouvelles dégradations des conditions de travail, dont les titulaires ayant les situations les moins stables (= les TZR) font davantage les frais que d’autres… Loin de nous l’idée d’opposer les situations de titulaires entre-elles. Mais au contraire de tirer le constat que plus on est précaire et plus on subit les restrictions budgétaires actuelles décidées au niveau ministériel… La démotivation est grande chez de nombreux collègues. On peut aisément les comprendre…

juil 16

A compter de la rentrée de septembre 2008, les néo-titulaires nommées dans notre académie, à l’issue de la réussite de leur stage IUFM en 2007/2008, bénéficieront d’une formation continue hebdomadaire. En conséquence, le rectorat a demandé à chaque chef d’établissement de n’employer les néo-titulaire que sur 16h hebdomadaires (payées 18). Et de libérer la journée du lundi pour les moments de formation.

Concrètement, si la libération du lundi dans l’emploi du temps hebdomadaire sera respectée, il n’en est pas forcément de même pour les 16/18è… Et en particulier pour ceux qui se sont vus attribuer un poste définitif en établissement à l’issue de l’intra de juin. Contrairement aux TZR, y compris en poste à l’année, où cette obligation sera plus facilement réalisable. Par conséquent, le principe du 16/18è sera probablement, selon les endroits et la souplesse locale de répartition de la Dotation Horaire Globale (DHG) de l’établissement, remplacé par du 17/18è avec une HSA (heure supplémentaire annuelle) rémunérée. Voire 18/18è et 2 HSA rémunérée… Cette dernière hypothèse arrangeant forcément les chefs d’établissements qui ont vu leur dotation 2008 plus fortement “colorée” en HSA que par le passé… Il appartient néanmoins à chaque néo-titulaire de réclamer une véritable décharge de 2h hebdomadaires, plutôt que des HSA. Si financièrement les HSA sont intéressantes, il ne faut néanmoins pas oublier qu’une première année, tout (ou presque) est à préparer (progression, chapitres, contrôles, etc.). 18h de cours “devant élèves” ne font pas 18h de travail hebdomadaire, mais bien davantage, parfois au delà de 40h. S’il faut à cela ajouter des moments de formation sur le lundi de chaque semaine, cela représente immanquablement une semaine qui risquera rapidement de devenir ingérable…

juil 16

Jusqu’à présent, les personnels bénéficiant d’une reconnaissance “handicap” pour une raison physique et ne pouvant se déplacer seul (en raison de ce handicap) n’avaient pas d’autre alternative que de postuler pour des postes en périphérie très proche de Nancy ou de Metz, seules villes de notre académie où le GIPH (Groupement pour l’insertion des personnes handicapées) propose des moyens de déplacements gratuits (ou très peu honéreux) pour ces personnes. Tout autre choix (ou obligation) imposait jusqu’à maintenant, inévitablement, la disponibilité quotidienne d’un proche pour les transports, où le recours à une société de transport individuel privée (taxi), avec le coût financier qui en résultait…

Pendant ce temps, nous constations les caisses de plus en plus pleines du FIPHFP (Fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées dans la fonction publique), fond jusqu’alors réservé principalement à des investissements immobiliers (subvention de travaux dont une partie permet un meilleur accueil des personnes à mobilité réduite, etc.).

Aujourd’hui, il est dorénavant possible de faire appel au FIPHFP pour financer les déplacements professionnels des personnes handicapées. Concrètement, il faut faire une demande auprès de la Direction de Ressources Humaines (DRH) du rectorat. Outre un dossier à remplir, il faut présenter 3 devis d’entreprises de transport, et naturellement la reconnaissance de handicap de la Maison Départementale du Handicap (MDH). Un médecin conseil du rectorat validera le dossier. Et le rectorat règlera directement la facture de transport. La prise en charge financière quotidienne pouvant aller jusque 140 euros.

Pour tout renseignement complémentaire, nous contacter.

juil 16

La Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) du ministère de l’Éducation nationale publie une note d’information sur “Les enseignants du second degré dans les collèges et lycées publics en 2007-2008″. Ils étaient 371 736 à enseigner devant 4,5 millions d’élèves, y compris en classes post-bac.

Après avoir largement baissé, le pourcentage de non-titulaires a augmenté ces deux dernières années et est aujourd’hui de 3,1%. Il était de 5,4% en 2002 et de 2,7% en 2005. Ce taux est 2,7 fois plus élevé dans les DOM (7,9%).

Les femmes sont majoritaires dans l’ensemble (57,2%), mais il existe de forts contrastes par corps ou discipline. Le seul corps où les hommes sont en très forte majorité est celui des professeurs de chaire supérieure, où ils représentent 69,1% de la population.

La note indique une baisse du nombre de professeurs jeunes : Il y a 2,6 fois plus de professeurs de plus de 50 ans que de professeurs de moins de 30 ans, et cette part est en constante augmentation.

Les professeurs sont de moins en moins en temps partiel: à la rentrée 2007, ils étaient 11% contre 12,4% en 2001.

Enfin, la Depp se penche sur le nombre d’heures supplémentaires années distribuées aux enseignants à la rentrée 2007 : 403 589 heures, ce qui représente en moyenne, 1,09 heure par enseignant (contre 1,11 en 2001). 36% des professeurs ayant un service à temps complet ne font pas d’HSA. Les professeurs de chaire supérieure sont de loin ceux qui effectuent le plus des HSA (93%), viennent ensuite les agrégés (76%), les certifiés et les PLP (63%).

juil 16

Dans le quotidien “Libération”, le ministre de l’Education nationale indique qu’il a proposé au 1er minstre (dans le cadre de la préparation budgértaire 2009) le non-renouvellement de 13 500 départs à la retraite.

La répartition de ces suppressions d’emplois se focalisera sur les 30 000 enseignants qui ne sont pas devant élèves : Il s’agit entre autres de mises à disposition dans des administrations, dans des associations, des structures culturelles, sociales, sans doute utiles. Le ministre évoque également le système de remplacement, qui concerne environ 50 000 personnes. Selon Xavier Darcos, le système n’est mobilisé qu’à 80%. S’il fonctionnait à 100%, 10 000 équivalents temps plein (ETP) supplémentaires pourraient être mobilisés au service des élèves…

LE LYCÉE ÉPARGNÉ

Le ministre insiste sur son souhait de préserver, autant que possible, les enseignants qui se trouvent à temps plein devant les élèves. Les économies seraient faites en “organisant mieux” le système éducatif. Il souligne cependant qu’il est prévu 30 000 élèves de moins dans le second degré pour la rentrée 2009. L’an passé, 3 500 “équivalents temps plein” avaient été supprimés au titre de la baisse démographique.

Selon Xavier Darcos, le ministère doit se recentrer sur son cœur de mission qui est d’instruire, d’éduquer : “Il faut que tout ce qui est périphérique soit resserré pour revenir à l’essentiel”. Les suppressions de postes toucheraient donc moins le lycée.

REVALORISATION DE LA CONDITION ENSEIGNANTE

En contrepartie des suppression de postes, le ministre rappelle la promesse de l’an passé : “50% des économies reversées aux enseignants”. Ainsi sont annoncées un certain nombre de mesures de revalorisation :
- Dès cette rentrée 2008, les jeunes enseignants qui viennent d’être titularisés verront leur situation matérielle améliorée et bénéficieront, dans la paye du mois de novembre 2008, d’une prime de début de carrière.
- La fonction de directeur d’école sera reconnue en améliorant leur régime indemnitaire.
- Pour encourager les enseignants qui ont pris trois heures supplémentaires en plus de leur service hebdomadaire, ces derniers bénéficieront dès l’année scolaire 2008-2009 d’une indemnité supplémentaire de 500 euros par an.

Notre commentaire : Vous trouverez sur notre site national www.faen.org un communiqué condamnant ces annonces contribuant à mettre en cause, un peu plus, les conditions de travail en 2009. Et au delà de ces conditions de travail, la qualité de l’enseignement reçu par les élèves et la diversité de l’offre de formation, que la seule baisse démographique ne compense pas…

juil 16

Le taux de réussite global à la session 2008 du baccalauréat s’élève à 83,3%, un taux identique à celui de la session 2007, selon le ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos.

Compte tenu des évolutions démographiques, 63,4% d’une génération obtient le baccalauréat contre 63,6% l’année dernière. La réussite augmente dans les séries générales: la série L (+1,8 point) et S (+0,7 point) et dans les séries tertiaires du baccalauréat technologique (+2,4 points). En revanche elle est en baisse dans la série ES (-1,5 point). Le taux de réussite en série L s’élève à 86,1%, à 86,8% pour la série ES, et 89,1% pour la série S.

Pour le baccalauréat général, le taux de réussite est de 87,8% à la session 2008. Il était de 87,6% à la session 2007.

Pour le baccalauréat technologique, le taux de réussite à la session 2008 est de 80,2%, contre 79,5% l’année dernière. Pour le baccalauréat professionnel, le taux de réussite à la session 2008 est de 76,6%, contre 77,9% en 2007.

Notre commentaire : Comme chaque année, ces taux sont examinés sous toutes les coutures, comparativement aux précédents… En oubliant un peu vite que ces résultats sont avant tout le fruit des sujets donnés (qui ne son pas les mêmes d’une année sur l’autre…), ainsi que (et surtout) du barème de correction des productions des élèves…

juil 15

210 253 élèves (961 098 heures assurées) ont bénéficié en 2007-2008 de l’accompagnement éducatif mis en à la rentrée 2007. L’accompagnement éducatif a été effectivement organisé par 1 508 collèges : 1 085 collèges de l’éducation prioritaire et 423 collèges classiques.

Dans l’éducation prioritaire, le dispositif a concerné 46% des élèves de sixième, 36% des élèves de cinquième, 29% des élèves de quatrième et 31% des élèves de troisième. Les activités, organisées de 16h à 18h quatre jours par semaine, se sont déroulées par petits groupes de 6 à 17 élèves maximum. L’aide aux devoirs a représenté 71,2% des 961 098 heures. La pratique artistique et culturelle 19,4% et la pratique sportive 9,4%.

L’encadrement du dispositif a mobilisé 26 221 intervenants, dont 17 836 enseignants du second degré (68% des intervenants), 5 833 assistants d’éducation et assistants pédagogiques (22%), 1 164 “autres personnels de l’Éducation nationale” (4%), 1 116 intervenants extérieurs (4%) et 272 autres intervenants (1%), enseignants retraités ou parents d’élèves.

L’accompagnement éducatif sera généralisé à la rentrée 2008 à l’ensemble des collèges et mis en œuvre dans toutes les écoles élémentaires de l’éducation prioritaire.

juil 15

Le ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative lance un nouveau portail internet à destination des jeunes: www.jeunes.gouv.fr.

Il est destiné à l’information des jeunes de 15 à 30 ans sur les thèmes suivants :
- études,
- formation,
- insertion professionnelle,
- logement,
- engagement,
- santé,
- loisirs,
- droits et devoirs,
- mobilité internationale….

Il poursuit l’objectif de regrouper sous une même adresse tous les dispositifs dont les jeunes peuvent bénéficier, tant en France qu’en Europe.

juil 08

Voici le calendrier prévisionnel pour la phase d’ajustement des jours prochains (définitions des missions et lieux d’affectation des TZR pour la prochaine rentrée scolaire). Comme à chaque fois dans pareil cas, le calendrier n’est que prévisionnel et donc susceptible de modifications “en direct”. D’autre part, nous indiquerons la mention “TERMINE” au fur et à mesure de la disponibilité des informations définitives.

MERCREDI 9 JUILLET
- PLP –> TERMINE.
- EPS –> TERMINE.

JEUDI 10 JUILLET
- CPE –> TERMINE.
- COP –> TERMINE.
- Philosophie –> TERMINE.
- SES –> TERMINE.
- Documentation –> TERMINE.
- Histoire Géographie –> TERMINE.
- Lettres Classiques –> TERMINE.
- Lettres Modernes –> TERMINE.
- Langues Vivantes “Rares” –> TERMINE.
- Espagnol –> TERMINE.
- Italien –> TERMINE.
- Allemand –> TERMINE.
- Anglais –> TERMINE.
- Technologie –> TERMINE.

VENDREDI 11 JUILLET
- Sciences Physiques –> TERMINE.
- Mathématiques –> TERMINE.
- SVT –> TERMINE.
- STI –> TERMINE.
- Arts Plastiques –> TERMINE.
- Arts Appliqués –> TERMINE.
- Education Musicale –> TERMINE.
- Eco Gestion et STT –> TERMINE.
- Hôtellerie –> TERMINE.
- STMS-BSE-BGB –> TERMINE.