fév 21

Suite aux récents propos pour le moins polémiques du Président de la République (à propos de la mémorisation par chaque enfant de 10 ans du nom d’un enfant mort pendant la Shoah), nous avons reçu de nombreux commentaires ou mails de collègues “choqués”. Il faut dire qu’à chaque guerre, la Lorraine a payé un lourd tribut. Et la construction européenne est, pour notre région, plus que pour toute autre, une décision résolument tournée vers l’avenir, non sans difficultés de mémoire. Cela ne signifie nullement “faire table rase” du passé. Mais plutôt, conserver les enseignements d’hier pour construire demain. En témoignent les nombreux échanges franco-allemands entre élèves collègiens ou lycéens organisés dans notre académie. Le devoir de mémoire, un peu c’est bien, trop c’est nul ! On serait tenté de croire qu’en l’absence de logique scientifique, éthique ou politique, il ne reste plus qu’une logique médiatique…

Simone VEIL, présidente d’honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée, a parfaitement résumé, dans une lettre au Président de la République, le ressenti et les craintes qui résultent des propos de Nicolas Sarkozy : “Confier la mémoire d’un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2 ? C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste. On ne peut pas infliger cela à des petits de dix ans ! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd’hui encore, nous essayons d’épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d’enseignants parlent -très bien- de ces sujets à l’école”.

fév 14

Le dernier CTPA a été l’occasion pour le Recteur de dresser un premier bilan, concernant le dispositif d’accompagnement éducatif (”école après l’école”), mis en place depuis la rentrée de septembre 2007 dans les établissements “ambition réussite” et ZEP.

En cliquant sur le lien ci-dessous, nous vous proposons de télécharger un résumé de ce bilan, comportant également un analyse détaillée du dispositif :
www.snclfaenlorraine.fr/Stocks_07_08/Accompagnement_educat _V1_.pdf

fév 14

Communiqué national de notre syndicat, faisant suite à la mise en ligne du site note2be.com :

Les élèves n’ont aucune compétence ni légitimité pour noter leurs enseignants. C’est l’affaire de l’Éducation nationale. Nous demandons au ministre Xavier Darcos de faire respecter cette prérogative ainsi que les fonctionnaires placés sous son autorité.

Le SNCL-FAEN demande à chaque enseignant, en application de la loi informatique et liberté, d’adresser un courrier, en recommandé avec accusé de réception, à la société propriétaire du site, en lui demandant de ne pas figurer sur le site et d’en être retiré définitivement, si l’on s’y trouve (nous pouvons vous fournir un modèle, sur demande).

Si les collègues figurent sur le site, ils doivent vérifier (48 heures après la réception de la lettre recommandée) qu’ils ont bien été retirés. S’ils s’y trouvent encore, imprimer la page. Cette impression fera foi.

Si les enseignants agissent avec un minimum de solidarité et de discipline, nous souhaitons bien du plaisir à ces apprentis sorciers pour gérer l’afflux de milliers de demandes, se réjouit le syndicat.

À la volonté des créateurs de ce site de promouvoir un dialogue constructif entre les élèves et les professeurs afin que la relation professeur/élève puisse ainsi s’établir sur une base plus égalitaire, le SNCL-FAEN oppose que l’acte d’enseignement est par nature profondément inégalitaire puisqu’il met en présence un professeur qui dispense un savoir et des élèves qui le reçoivent.

Le SNCL-FAEN dénonce une opération démagogique à la fois idéologique (déstabiliser les enseignants) et financière (il y a de la publicité sur ce site) qui ne peut qu’exacerber les tensions au sein de la communauté éducative. Fondé sur la délation, le dénigrement et l’irrespect, ce site constitue l’antithèse de l’éducation et de la citoyenneté.

fév 14

Nous avons rencontré François VANNSON, député UMP de la 3è circonscription des Vosges, pour faire le point sur les “grands sujets” de l’actualité éducative locale ou nationale.
Rencontre F Vannson

Pour télécharger le compte rendu de cette rencontre, cliquez sur le lien suivant :
www.snclfaenlorraine.fr/Stocks_07_08/Rencontre_F_Vannson_-_Janv_2008.pdf

fév 10

Suite aux nombreux commentaires reçus depuis une semaine, concernant la situation de l’enseignant de l’académie de Lille ayant giflé un élève, et s’étant retrouvé en garde à vue, nous avons décidé de lancer une pétition “en ligne” de soutien à ce collègue, demandant purement et simplement l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires dont il fait l’objet.

Cette “affaire” a permis de mettre au grand jour les conditions de plus en plus difficiles dans lesquelles nous exerçons quotidiennement notre métier. Et ce, quelque soit l’établissement ! La violence physique et/ou verbale des élèves est une réalité ! Il serait temps que les médias relatent davantage cette état de fait, plutôt que les rares “dérapages” des personnels (qu’ils sont d’ailleurs les premiers à regretter après coup).

Nous réfléchissons actuellement à la possibilité d’organiser une “marche de soutien” locale au collègue qui serait également l’occasion de manifester aux différents responsables de l’éducation le “ras le bol” ressenti par tous les personnels. N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires à propos de cette initiative.

Pour signer la pétition, cliquez ici : www.snclfaenlorraine.fr/petition

fév 08

Les 6 et 7 février se déroulait dans l’académie de Nancy-Metz le scrutin IUFM pour le tout nouveau “conseil d’école” (ex conseil d’administration), suite à l’intégration de l’IUFM au sein de l’université de Nancy-Poincaré. pour lequel nous présentions une liste dans le collège des usagers en formation (étudiants, stagiaires).

Nous étions en concurrence avec seulement 3 autres listes (FSU - SGEN - UNSA). Seules les listes de la FSU et la nôtre étaient complètes (8 noms).

Nous avons réalisé le 3è score (13,6%) des suffrages exprimés derrière la FSU et l’UNSA… mais devant le SGEN ! Et nous obtenons donc un des 4 sièges à répartir !

Ce scrutin étant pour la première fois organisé en “vote sur bureau de vote” (alors que jusque là, il s’agissait d’un vote par correspondance). Donc la participation s’en ressent légèrement : 17% d’exprimés contre 23% l’an passé en mode “par correspondance”. Ce qui finalement n’est pas trop mal, puisque d’autres académies, mettant en place les mêmes modalités, voient la participation baisser de moitié… Et ne négligeons pas non plus le “moment” du scrutin (à quelques semaines des concours écrits), qui ne motive probablement pas ceux qui “potassent” à se déplacer pour aller voter…

- Inscrits : 2762.
- Votants : 479.
- Exprimés : 463.

- FSU : 272 voix (2 sièges).
- UNSA : 89 voix (1 siège).
- FAEN : 63 voix (1 siège).
- SGEN : 39 voix (pas de siège).

D’une façon générale, à quelques mois des élections professionnelles de décembre 2008, ce score est une bonne nouvelle… qu’il restera à “transformer” en siège “certifié” à la CAPA de Nancy-Metz en décembre prochain, et en siège “1er degré” à la CAPD des Vosges…

Précisons encore que notre élue est une étudiante PE 1ère année d’Epinal… Qui va donc conserver son siège pendant 2 ans, pour peu qu’elle parvienne à réussir le concours. En clair notre “représentativité” à l’IUFM est ainsi “assurée” jusqu’en juin 2009…

Nous remercions toutes celles et ceux qui ont contribué à ce succès. En premier lieu les candidats ayant accepté de “porter” nos couleurs, et toutes celles et tous ceux qui ont voté (ou fait voter) pour notre liste.

Ce score démontre (si besoin était) qu’un syndicalisme constructif, autonome et indépendant a toute sa place dans le paysage éducatif, pour peu qu’on parvienne à faire savoir qu’il existe et ce qu’il défend…

fév 07

Suite à la réunion des groupes de travail chargés de discuter les voeux et barèmes inter pour notre académie, chaque demandeur peut consulter sur I-Prof le récapitulatif définitif de son dossier individuel pour cette phase du mouvement.

La consultation est ouverte jusqu’au 10 février.

Ce second affichage tient compte des éventuelles demandes de modifications
formulées individuellement suite au premier affichage de la quinzaine passée. Les voeux et barèmes aujourd’hui affichés sont définitifs. Il s’agit du dossier de chaque demandeur, tel qu’il sera prochainement “remonté” au ministère, avec tous ceux des participants des autres académies, pour préparation par Paris du projet de mouvement inter 2008. A suivre donc…

fév 04

Le mercredi 6 février en journée et le jeudi 7 février au matin va avoir lieu le scrutin au Conseil d’Ecole de l’IUFM.

C’est ainsi que sont affichés depuis vendredi dernier (sur chaque site IUFM) les listes de candidats et les Professions de Foi des syndicats qui se présentent aux suffrages des étudiants et des stagiaires.

De notre côté, nous présentons une liste d’union “1er et 2nd degrés” constituée d’électeurs proches de nos 2 syndicats :
- Le SNEP-FAEN est le Syndicat National des Ecoles Publiques, qui syndique les enseignants du 1er degré.
- Le SNCL-FAEN est le Syndicat National des Collèges et des Lycées, qui syndique les enseignants des collèges et des lycées.

Nos deux syndicats, résolument autonomes et indépendants, ne perçoivent aucune subvention. Toute subvention nous empêcherait de défendre véritablement notre métier. Notre syndicalisme est strictement professionnel, sans à priori politique.

Ces spécificités font que nos deux organisations ne sont pas manipulées (par des partis politiques, des groupes financiers,…) et font des propositions cohérentes et constructives pour la profession, dans un souci de transparence et d’équité.

Seul un syndicalisme véritablement indépendant de toute influence politique et financière peut assurer un contre pouvoir effectif, tenant compte objectivement de la réalité vécue dans les écoles et à l’IUFM.

Les élections à l’IUFM se déroulent pour élire les membres du Conseil d’Ecole (ex Conseil d’Administration), qui conduit la politique générale de l’IUFM (orientations des formations, organisation des études, budget) et débat sur la recherche, les emplois des enseignants de l’IUFM et les conditions de travail des usagers.

Voter est important (pour donner une légitimité à ceux qui sont élus). Mais choisir des délégués au Conseil d’Ecole de l’IUFM qui vous représentent vraiment, vous écoutent et portent vos demandes, est encore plus important !

Vous pouvez télécharger en cliquant sur les liens ci-dessous :
- notre Profession de Foi SNEP - SNCL - FAEN
- notre liste de candidats SNEP - SNCL - FAEN

C’est une étudiante qui “conduit” notre liste, preuve que notre vision éducative intéresse aussi bien les étudiants que les stagiaires !

Les 6 et 7 février 2008, osez le choix d’une liste qui vous représente vraiment ! Votez pour la liste SNEP - SNCL - FAEN !

ATTENTION : Vous devez vous présenter au Bureau de Vote avec votre carte de Professeur des Ecoles stagiaire pour avoir le droit de voter !

Le matériel de vote vous sera remis sur place dans votre bureau de vote le jour du scrutin. Contrairement aux années passées, il n’est plus possible de voter par correspondance.

fév 04

LES FAITS ET RÉACTIONS OFFICIELLES

- Un professeur du collège Gilles-de-Chin à Berlaimont, près de Maubeuge, a été placé en garde à vue pendant 24 heures, après avoir giflé lundi 28 janvier 2008 un élève de 11 ans qui l’avait traité de “connard”… Il comparaîtra le 27 mars devant le tribunal d’Avesnes-sur-Helpe pour violences aggravées sur mineur.

- De son côté, le Recteur attend de “voir comment l’affaire évolue d’un point de vue judiciaire”, pour décider d’une éventuelle sanction. L’enseignant, dans un premier temps, sera reçu par le recteur et l’IA, qui lui signifieront que “son geste n’est pas normal”. Mais le rectorat ne souhaite pas pour autant “accabler l’enseignant”. Si l’enseignant souhaite porter plainte contre l’élève, le rectorat l’assistera. L’élève giflé a quant à lui été exclu trois jours de l’établissement.

- Le ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darco déclare (jeudi 31/01/08) : “Bien entendu, je ne recommande pas les châtiments corporels et sans aucun doute ce prof a eu tort. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais on doit rester maître de soi. (…) Pourtant, moi, les exemples que j’ai tous les jours, c’est des profs qui sont victimes de violences, d’insultes, de parents qui les méprisent, de jeunes qui les bousculent“.

Le ministre déplore que les auteurs de ces violences, lorsqu’on les rattrape et on les interroge sur leurs actes, “ne comprennent pas ce qu’on leur reproche”: “Il y a une confusion dans les rapports d’autorité. Moi, fondamentalement, en général, indépendamment de ce cas particulier, je suis du côté des enseignants”, a-t-il affirmé.

NOTRE ANALYSE

Au delà de l’inadmissible “cabale médiatique” dont cette situation fait l’objet, tous les personnels enseignants savent bien que cela ne contribue qu’à mettre au grand jour les conditions dans lesquelles nous exerçons aujourd’hui trop souvent notre métier. Le manque ou l’absence de repères éducatifs, le manque ou l’absence d’habitude au respect et à des règles de vie en commun chez un nombre grandissant d’enfants aboutissent inévitablement à une multiplication des situations conflictuelles entre les élèves (voire leurs parents) et les enseignants. Quel enseignant peut aujourd’hui affirmer ne pas être quotidiennement exposé ? Quel enseignant peut aujourd’hui ne pas craindre un geste “malheureux” lorsqu’une situation de “non respect” des règles de vie dans l’établissement survient ? La tension trop importante, trop fréquente, provoque inévitablement le risque accru d’une gestion pas assez sereine des difficultés vécues en classe face aux élèves.

Les médias ont beau dire que d’habitude, ces situations de conflits sont résolues par des rencontres “à quatre” entre la direction de l’établissement, les parents, l’élève et le professeur, il n’en demeure pas moins que les statistiques de dépressions, demandes de “reconversion”, voire démissions de l’Education Nationale, sont en grande augmentation. Et ce, malgré un nombre d’enseignants dans l’académie en baisse de plus de 10% en 10 ans, rien que pour le 2nd degré… Ajoutons à cela les récentes statistiques (en forte hausse également) de dossiers suivis par la Fédération des Autonomes de solidarité. Il n’est pas besoin d’être diplômé de “grandes écoles” pour comprendre et constater que les conditions d’exercice de notre profession ne sont pas en amélioration, loin s’en faut.

La balle est maintenant dans le camp de ceux qui nous gouvernent et sont nos employeurs. La candidat Sarkozy avait promis la restauration du respect des professeurs. Il avait promis que sous sa présidence l’élève comprendrait qu’au delà des droits, il a aussi des devoirs… Qu’en est-il aujourd’hui ? La restauration des valeurs et du respect semble oubliée… La formation continue inexistante ne permet pas de former les personnels aux risque de l’évolution “judiciarisante” de la société… Pire : on évoque (ou laisse courir le bruit de) l’évaluation des enseignants en fonction des résultats des élèves, voire carrément notés par les élèves ou les parents… Ce n’est vraiment ni ce que nous attendons, ni ce dont nous avons besoin !