En 2006, la France a dépensé 1 920 euros par habitant pour son système éducatif, selon une note de la DEPP du ministère de l’Éducation Nationale, datée de décembre 2007. Dit autrement, cela représente une dépense totale de 121,4 milliards, ou encore 6,8% du PIB.
L’État finance le système éducatif, à hauteur de 63,9%. Les rémunérations des personnels d’éducation sont le premier poste de dépense. Les collectivités territoriales assurent 20,6% du financement initial de la dépense intérieure d’éducation, dont 12,6% pour les communes.
L’essentiel des dépenses d’éducation, 53,5%, est ainsi consacré aux dépenses de personnels enseignants, contre 22,7% pour les personnels non enseignants. Les autres dépenses de fonctionnement représentent 15% de l’ensemble, et les dépenses d’investissement 9%. Ces dépenses de personnels non enseignants sont nettement plus lourdes dans l’enseignement pré-élémentaire: elles représentent 32,1% des dépenses totales, contre 22,9% au niveau élémentaire. Cet écart s’explique par la présence des Atsem, rémunérés par les communes. Le poids des enseignants est en revanche plus élevé dans le secondaire.
COÛT DU REDOUBLEMENT
En 2006, la dépense moyenne par élève ou étudiant est de 7 160 euros : elle varie de 4 990 euros pour un élève du premier degré à 8 810 euros pour un élève du second degré, et 9 370 euros pour un étudiant.
Un élève ayant obtenu son bac général, qui n’aurait jamais redoublé, coûte ainsi 102 080 euros, un bachelier professionnel 112 640 euros, un diplômé de BTS coûte 128 640 euros, et l’ensemble du cursus menant à la licence coûte 125 600 euros. Lorsque l’on prend en compte les redoublements, la dépense moyenne par élève augmente de 7% pour le bac professionnel, et de 6% pour la licence.
CONCLUSION
Au-delà de de l’accumulation quasi indigeste de nombres et de pourcentages que contient cette note, il convient essentiellement de retenir la dépense supplémentaire générée par les redoublements dont on connaît le peu d’efficacité en général. Il conviendrait probablement de réfléchir à d’autres dispositifs plus immédiats, plus spontanés et plus souples, qui pourraient être mis en place dès l’année de CP, et en particulier lors de l’apprentissage de la lecture. Il serait intéressant de pouvoir évaluer les économies ultérieures que permettrait de réaliser un véritable investissement dans les premières années d’apprentissage à l’école…