déc 22

Le ministère vient enfin  de mettre en ligne, jeudi 20 décembre les contingents de postes mis aux divers concours de recrutement  des personnels enseignants et d’éducation pour l’année 2008. Les principaux éléments ci-dessous (avec entre parenthèses les valeurs de l’an passé).

CONCOURS EXTERNES :
- Agrégation : 1245 (1443).
- CAPES : 5062 (6040).
- CAPEPS : 400 (400).
- CAPLP : 1288 (1436).
- CAPET : 242 (276).
- CPE : 200 (200).
TOTAL : 8237 (9595).

CONCOURS INTERNES :
- Agrégation : 760 (760).
- CAPES : 608 (847).
- CAPEPS : 0 (0).
- CAPLP : 220 (244).
- CAPET : 12 (49).
- CPE : 0 (0).
TOTAL : 1637 (1911).

Lien pour davantage de précisions http://www.education.gouv.fr/cid4605/postes-contrats-offerts.html

déc 22

Le ministère vient de publier le calendrier des examens de juin prochain :
- Baccalauréat G&T : Du 16 au 24 juin (écrits)
- Abibac et option internationale : 12 et 13 juin.
- Baccalauréat Professionnel : du 23 au 27 juin.
- Brevet de Technicien : du 9 au 12 juin.
- Diplôme National du Brevet : 26 et 27 juin.

Dans toutes les académies les sessions se termineront, au plus tard :
- le mardi 8 juillet 2008 pour ce qui concerne le diplôme national du brevet ;
- le vendredi 11 juillet 2008 pour ce qui concerne les baccalauréats général, technologique et professionnel et le brevet de technicien.

Lien pour consulter la circulaire intégrale http://www.education.gouv.fr/bo/2007/46/MENE0701860N.htm

déc 21

Suite à la réunion de la commission académique chargée d’examiner le projet du Recteur de promotions d’échelon, sur l’année scolaire 2007/2008, en classe normale, pour les enseignants certifiés, voici les caractéristiques des derniers promus, pour chaque échelon, et aux autres rythmes que l’ancienneté.

PASSAGE AU 11è ECHELON :
- Grand Choix : 89,9/100.
- Petit Choix : 86/100.

PASSAGE AU 10è ECHELON :
- Grand Choix : 87,7/100.
- Petit Choix : 83,7/100.

PASSAGE AU 9è ECHELON :
- Grand Choix : 86,1/100.
- Petit Choix : 81,4/100.

PASSAGE AU 8è ECHELON :
- Grand Choix : 84/100.
- Petit Choix : 80/100.

PASSAGE AU 7è ECHELON :
- Grand Choix : 81,7/100.
- Petit Choix : 77,5/100.

PASSAGE AU 6è ECHELON :
- Grand Choix : 79,5/100.
- Petit Choix : 75,6/100.

PASSAGE AU 5è ECHELON :
- Grand Choix : 76,3/100.

déc 20

Le budget 2008 étant adopté, on connaît maintenant les conséquences pour le second degré (enseignement) pour l’ensemble du territoire national : près de 10 000 postes supprimés :
- 1 500 emplois d’enseignants du second degré sont supprimés au budget 2008 de l’enseignement scolaire en raison des évolutions démographiques
-1 700 au titre de la rationalisation des moyens, indique le ministère de l’Éducation nationale.
- 2 130 emplois de stagiaires sont également supprimés pour mettre en adéquation les recrutements et les besoins en personnels enseignant.
- 3 500 emplois sont transformés en 63 000 HSA (heures supplémentaires année).
- 150 emplois sont réservés au financement des COM (Collectivités d’Outre-mer)
- 280 emplois à des ajustements, notamment ceux liés aux nouvelles modalités de formation des stagiaires et des néo-titulaires.

Le ministère demande en outre aux académies “un effort particulier” pour les élèves handicapés, via l’implantation de nouvelles unités pédagogiques d’intégration.

En Lorraine, 235 postes devront être supprimés d’ici septembre 2008. Cinq académies sont encore plus mal loties que nous (Amiens, Créteil, Lille et Versailles). Toutes les autres bénéficient d’un traitement plus favorable.

Pour information les prévisions du rectorat (effectifs élèves) pour la rentrée 2008 sont les suivantes (entre parenthèse le rappel de la situation à la rentrée 2007) :
- Collèges : 92 446 élèves attendus (92 698).
- SEGPA : 4 069 élèves attendus (4 269).
- Lycées professionnels : 23 103 élèves attendus (23 985).
- Lycées G&T : 45 050 élèves attendus (45 919)
Soit au total 164 668 élèves attendus (166 871). L’académie enregistrerait donc une perte pour l’ensemble du second degré de 2 203 élèves.

Autrement dit, l’académie perdra donc environ un poste pour 10 élèves à la prochaine rentrée scolaire. Au delà de cette valeur “moyenne”, c’est bien le “cas par cas” qui risque de poser problème. Et en particulier dans les établissements ruraux, isolés et de taille modeste. Au vu des ces annonces nationales, nous nous interrogeons sur la capacité du Recteur à maintenir la conception d’une éducation de proximité “pour tous les élèves”, quel que soit le lieu d’habitation en Lorraine.

déc 20

Éric Besson, secrétaire d’État chargé de la Prospective et de l’Évaluation des politiques publiques, propose trois scénarios pour améliorer le dispositif de la journée de solidarité.

La journée de solidarité est un succès avec deux milliards d’euros collectés et 86% des salariés qui l’effectuent. Ce succès est atténué par le sentiment de désordre sur le choix du jour fixé au lundi de la Pentecôte, explique Éric Besson, secrétaire d’État chargé de la Prospective et de l’Évaluation des politiques publiques.

Le secrétaire d’État propose trois pistes à même de préserver l’acquis de la journée de solidarité tout en améliorant sa mise en oeuvre.

1/ LIBERTÉ D’ACCOMPLISSEMENT DE LA JOURNÉE

Le premier scénario consiste à donner une totale liberté dans l’accomplissement de la journée de solidarité et réaffirmer le caractère férié du lundi de Pentecôte. Dans ce cadre, c’est par la négociation, au cas par cas, que la date et les modalités sont fixées.

Cette initiative permettrait notamment de répondre à la demande de souplesse maximale et de liberté d’organisation du travail exprimée très largement par les employeurs et de tenir compte de l’attachement des Français au “lundi de Pentecôte”.

Pour ce faire, cela suppose une modification législative et laisse entière la question de savoir ce qui advient si la négociation entre employeurs et salariés n’aboutit pas…

2/ UNE DATE UNIQUE POUR LA JOURNÉE DE SOLIDARITÉ

Ce 2è scénario consiste à revenir à l’idée d’une journée de solidarité obligatoirement et uniformément travaillée le lundi de Pentecôte ou un autre jour férié remplaçant celui-ci.

Si cela donnerait à la journée de solidarité son relief symbolique le plus grand, cependant l’instauration d’une date unique remettrait en cause les “éléments de souplesse” introduits par la loi de du 30 juin 2004 et serait susceptible de recréer des conflits sociaux.

3/ AMÉNAGER L’EXISTANT

La troisième et dernière possibilité consiste à ne pas modifier la législation et faire en sorte d’améliorer le dispositif sur les questions de garde d’enfants ou de sécurité routière. Plus généralement, Éric Besson préconise d’améliorer la visibilité de la journée de solidarité et de développer le dialogue social sur la mise en oeuvre de cette journée de solidarité.

déc 20

La Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance (DEPP) a publié une note d’information « Les IUFM 15 ans après leur généralisation » qui révèle que la baisse des effectifs dans les IUFM est la plus forte depuis la création des IUFM !

Voici les données apportées par cette note :
- la baisse amorcée en 2003 s’accentue à la rentrée 2006 (- 9%)
- depuis 2005, le nombre d’étudiants en première année diminue de 4%
- la baisse du nombre de stagiaires de seconde année s’accentue avec une chute de 17% des effectifs : “cette situation s’explique entièrement par le nombre de places ouvertes aux différents concours.”
- les 31 IUFM accueillaient, à la rentrée 2006, plus de 73 100 étudiants et professeurs stagiaires, dont 48 550 sont inscrits en première année et 24 550 en seconde, ainsi que 1 560 professeurs titulaires qui se “destinent à l’enseignement spécialisé”

Retrouvez cette note dans son intégralité à l’adresse http://media.education.gouv.fr/file/72/5/20725.pdf.

déc 20

Pour la quatrième fois en dix ans, le régime de retraite par capitalisation Préfon impose à ses cotisants une baisse de son rendement. De l’ordre de 15% cette fois. Seuls sont concernés les points qui seront acquis à partir de l’an prochain, et non ceux déjà obtenus : un même versement chez Préfon donnera par conséquent moins de points.

Selon CNP Assurances, principal assureur du régime, il n’y a pas lieu pour autant de s’inquiéter, la cause de cette inflation tarifaire étant l’allongement de la durée de la vie, qui a entraîné, pour tous les assureurs, une baisse de leurs taux de conversion du capital en rente viagère.

Un argument peu convaincant pour l’Association nationale des fonctionnaires épargnant pour la retraite, qui dénonce les faibles performances du régime sur la durée. La capitalisation n’est donc pas davantage à l’abri des mouvements démographiques qu’un régime de retraite par répartition : dans un cas comme dans l’autre, il faut payer les «rentiers» plus longtemps, et aucun régime par capitalisation n’y échappera.

déc 20

Des élections professionnelles auront lieu le 11 mars 2008 pour différentes catégories de personnels techniques, ouvriers et de service.

Le syndicat de notre fédération FAEN, le SNPTO-FAEN déposera une liste le 25 janvier 2008 chez les “Adjoints techniques des établissements d’enseignements”.

Si vous connaissez des personnels techniques, ouvriers et de service, mettez les en contact avec nous pour qu’ils soient candidats pour le SNPTO-FAEN.

Ces personnels travaillent dans les collèges et les lycées comme cuisiniers, aide de cuisine, ouvriers (plombiers, électriciens, menuisiers…, personnels d’entretien : salles de classe, espace vert, etc.), agents d’accueil (loge).

déc 20

La commission des Affaires culturelles du Sénat lance deux groupes de travail, l’un sur le baccalauréat, et l’autre sur la scolarisation des enfants de moins de trois ans.

Le groupe sur le baccalauréat, baptisé “À quoi sert le baccalauréat”, est présidé par Jacques Legendre, sénateur UMP du Nord, et composé de 7 sénateurs: Yannick Bodin (Socialiste, Seine-et-Marne),  Pierre Bordier (UMP, Yonne), Jean-Pierre Chauveau (UMP, Sarthe), Brigitte Gonthier-Maurin (CRC, Hauts-de-Seine), Colette Mélot (UMP, Seine-et-Marne), Catherine Morin-Desailly (UC-UDF, Seine-Maritime) et Michel Thiollière (RDSE, Loire). Ils s’emploieront à dresser un “état des lieux” du baccalauréat, en montrant “les évolutions qu’a connues cet examen, aussi bien du point de vue historique que sociologique, à un moment où la valeur du baccalauréat en tant que diplôme comme en tant que sésame vers l’enseignement supérieur fait débat”. Des pistes de réforme sont attendues pour juin 2008, dans le cadre d’un rapport d’information.

Le groupe sur la scolarisation des moins de trois ans présentera son rapport à la fin du premier semestre 2008. Il mènera des “auditions et des visites d’établissements”, fera le bilan de “l’accueil de la petite enfance sur l’ensemble du territoire”, évaluera les dispositifs existants, “notamment au regard de la prévention des inégalités sociales et scolaires”. Ce groupe est composé de Monique Papon (UMP, Loire-Atlantique), Pierre Martin, (UMP, Somme), Philippe Richert, rapporteur pour avis des crédits de la mission enseignement scolaire (UMP,  Bas-Rhin), Béatrice Descamps (UMP, Nord), Françoise Férat (UC-UDF, Marne), Brigitte Gonthier-Maurin (CRC, Hauts-de-Seine), Serge Lagauche (Socialiste, Val-de-Marne), Colette Mélot (UMP, Seine-et-Marne), Michel Thiollière (RDSE - Loire) et Robert Tropéano (Socialiste, Hérault).

déc 18

En 2006, la France a dépensé 1 920 euros par habitant pour son système éducatif, selon une note de la DEPP du ministère de l’Éducation Nationale, datée de décembre 2007. Dit autrement, cela représente une dépense totale de 121,4 milliards, ou encore 6,8% du PIB.

L’État finance le système éducatif, à hauteur de 63,9%. Les rémunérations des personnels d’éducation sont le premier poste de dépense. Les collectivités territoriales assurent 20,6% du financement initial de la dépense intérieure d’éducation, dont 12,6% pour les communes.

L’essentiel des dépenses d’éducation, 53,5%, est ainsi consacré aux dépenses de personnels enseignants, contre 22,7% pour les personnels non enseignants. Les autres dépenses de fonctionnement représentent 15% de l’ensemble, et les dépenses d’investissement 9%. Ces dépenses de personnels non enseignants sont nettement plus lourdes dans l’enseignement pré-élémentaire: elles représentent 32,1% des dépenses totales, contre 22,9% au niveau élémentaire. Cet écart s’explique par la présence des Atsem, rémunérés par les communes. Le poids des enseignants est en revanche plus élevé dans le secondaire.

COÛT DU REDOUBLEMENT

En 2006, la dépense moyenne par élève ou étudiant est de 7 160 euros : elle varie de 4 990 euros pour un élève du premier degré à 8 810 euros pour un élève du second degré, et 9 370 euros pour un étudiant.

Un élève ayant obtenu son bac général, qui n’aurait jamais redoublé, coûte ainsi 102 080 euros, un bachelier professionnel 112 640 euros, un diplômé de BTS coûte 128 640 euros, et l’ensemble du cursus menant à la licence coûte 125 600 euros. Lorsque l’on prend en compte les redoublements, la dépense moyenne par élève augmente de 7% pour le bac professionnel, et de 6% pour la licence.

CONCLUSION

Au-delà de de l’accumulation quasi indigeste de nombres et de pourcentages que contient cette note, il convient essentiellement de retenir la dépense supplémentaire générée par les redoublements dont on connaît le peu d’efficacité en général. Il conviendrait probablement de réfléchir à d’autres dispositifs plus immédiats, plus spontanés et plus souples, qui pourraient être mis en place dès l’année de CP, et en particulier lors de l’apprentissage de la lecture. Il serait intéressant de pouvoir évaluer les économies ultérieures que permettrait de réaliser un véritable investissement dans les premières années d’apprentissage à l’école