Le Recteur a réuni la capa des certifiés le 03/07/09 pour étudier le projet de promotion à la hors classe à la rentrée 2009. Cette année, notre académie bénéficie de 397 promotions (soit 37 de plus que l’an passé). Pour une comparaison complète, précisions qu’il y avait 5477 promouvables cette année (5609 en 2008). Le ration “promus/promouvables” est donc globalement en augmentation : 7,2% pour 2009 (6,4% l’an passé).
PAR DISCIPLINE
Reste qu’au final on constate de fortes disparités entre disciplines. Voici les statistiques sur les disciplines comportant plus de 10 promouvables (le premier nombre représente les promouvables, le second les promus et enfin le pourcentage correspondant) :
Allemand 278 22 7,9%
Anglais 663 40 6,0%
Arts 126 9 7,1%
Biotechno 31 6 19,4%
Ingén Form 14 0 0,0%
Doc 203 24 11,8%
Eco Gest 263 20 7,6%
Ed Music 142 14 9,9%
Ens Relig Cath 34 1 2,9%
Espagnol 130 2 1,5%
Génie Civ 16 1 6,3%
Génie Electr 167 10 6,0%
Génie Industr 16 2 12,5%
Génie Méca 208 27 13,0%
Hist Géo 490 16 3,3%
Hôtellerie 20 1 5,0%
Italien 46 6 13,0%
Lett Class 155 17 11,0%
Lett Mod 661 44 6,7%
Maths 667 49 7,3%
Philo 71 3 4,2%
Sci Phy 433 16 3,7%
SVT 225 24 10,7%
SES 76 8 10,5%
STMS 31 3 9,7%
Secrétariat 13 1 7,7%
Techno 260 24 9,2%
Sachant qu’il n’y a pas de “quota” par discipline, cela pose inévitablement la question des disparités d’évaluation par discipline : fréquence, exigence… On peut mentionner que 29% des promouvables (soit 1561 collègues) ont une note datant de plus de 5 ans…
11E ECHELON
Du côté des profils des promus, même si le rectorat a finalement écarté 26 collègues très jeunes (8è et 9è échelons) au profit de collègues plus proches de la retraite (et en fin d’échelle), par rapport au tableau “brut” tel que le barème les classait initialement, on constate globalement une tendance vers le rajeunissement. Cela pose inévitablement le problème des collègues au 11è échelon depuis plusieurs années et qui ne parviennent pas à “accrocher” la hors classe.
Dans le détail, si on observe attentivement le 11è échelon, voici quelques éléments statistiques :
- 770 collègues promouvables.
- 283 promus.
- 487 non promus, dont 125 totalisent entre 4 et 12 ans d’ancienneté dans cet échelon (12 au delà de 8 ans d’ancienneté).
Si nous sommes bien conscient que la hors classe n’est plus la reconnaissance systématique d’une longue carrière sans autre apport individuel, nous sommes néanmoins attachés à la reconnaissance d’un mérite “durable” et pas seulement d’un mérite “éphémère”… Le système actuel, où l’évaluation ne porte un regard que sur la seule année en cours, ne contribue pas à mettre en place cette observation de la régularité du travail fourni et des investissements personnels consentis sur la durée. Il en résulte indéniablement que de nombreux collègues participant activement à la vie de leur établissement (professeur principaux, conseils d’administration, formations régulièrement suivies, etc.) n’en sont pas pour autant reconnus à la fin de leur carrière, pour peu que leur “rayonnement” n’aille pas au delà de l’établissement : entre le turn-over des personnels de direction (qui ne connaissent que les 2 ou 3 dernières années des collègues) et des inspections trop rares, les avis sont très fréquemment “satisfaisants” mais sans plus. Ce qui ne suffit pas pour se retrouver promu(e).
BARRES DES DERNIERS PROMUS
On peut donc lister les barres suivantes :
- 7è et 8è échelons : pas de promotion.
- 9è échelon : 157 pts de barème pour le dernier promu.
- 10è et 11è échelons : 152 pts pour le dernier promu (13 ans dans le corps des certifiés - 11è échelon).
DATE DE LA CAPA
Le rectorat s’appuye sur la connaissance tardive des contingents pour réunir la capa seulement en juillet. De notre côté, nous avons formulé la proposition d’une réunion plus précoce sans connaître les contingents. De sorte que le tri des candidats serait établi, mais sans savoir où est la “frontière” entre promus et non promus. En nous appuyant sur le volume plutôt en progrès du nombre de promotions possibles (et en tout état de cause, jamais diminué de moitié d’une année sur l’autre), nous avons émis par exemple l’hypothèse que cela permettrait au moins à la 1è centaine de collègues classés d’être assurés de leur perspective (tout comme d’ailleurs ceux au delà de la 500è place). Ce qui clarifierait déjà un certain nombre de situations “en attente” pour valider (ou non) un départ en retraite. Et, au delà de la situation individuelle, ce n’est pas non plus sans conséquences pour le mouvement intra, puisqu’un certain nombre de postes pourraient être “récupérés” et ainsi permettre d’éviter autant de mesures de cartes scolaires dans les disciplines concernées… On nous a promis une étude de cette possibilité.